À l’Allianz Riviera, le Paris FC a réussi un joli coup en arrachant un nul face à Nice (1-1), grâce à un penalty de Jean-Philippe Krasso dans les dernières minutes.
Un point précieux qui illustre le caractère du promu, capable de tenir tête à une équipe niçoise encore en plein doute. La première période avait pourtant été largement dominée par les Aiglons. Maîtres du ballon, ils ont longtemps buté sur un Nkambadio vigilant avant de trouver la faille à la 40e minute. Sofiane Diop, bien servi par Cho, a concrétisé cette domination d’une frappe sèche entre les jambes du portier parisien. Nice croyait avoir fait le plus dur, surtout qu’un second but n’a pas tenu à grand-chose, Clauss puis Moffi butant sur un Nkambadio inspiré.
Mais au retour des vestiaires, le visage des deux équipes a changé. Le Paris FC, jusque-là timide, s’est libéré, enchaînant les initiatives offensives. Geubbels, Simon et Lopez ont donné du fil à retordre à la défense niçoise, même si Diouf a longtemps préservé l’avantage azuréen. Plus entreprenants, les Parisiens ont été récompensés dans le dernier quart d’heure. D’abord avec une main de Bombito dans sa surface, sanctionnée logiquement par l’arbitre, puis par le sang-froid de Krasso, qui a transformé son penalty d’une frappe clinique dans le petit filet (88e).
Le Paris FC s’offre un point chez un européen
Ce but a galvanisé les hommes de Stéphane Gilli, solides jusqu’au bout malgré une dernière poussée de Nice. Nkambadio, une nouvelle fois décisif, a sorti une tête de Bard dans le temps additionnel, préservant ainsi le nul. Au-delà du score, cette rencontre symbolise deux dynamiques opposées. Nice, malgré la qualité de son effectif, peine à convaincre. Les blessures en cascade (Boudaoui, Oppong, Diop diminué) n’expliquent pas tout : les Aiglons semblent manquer de maîtrise dans les moments clés et la confiance s’effrite, notamment face à un adversaire réputé inférieur.
À l’inverse, le Paris FC poursuit son apprentissage en Ligue 1 avec culot et détermination. Bien que dominés en première période, les hommes de Stéphane Gilli n’ont jamais abdiqué et ont su saisir leur chance. Leur gardien Nkambadio incarne parfaitement cet état d’esprit combatif, multipliant les arrêts décisifs pour garder son équipe dans le match.

